Biographie :
1975 : Une naissance ordinaire en un Jour Spécial
Naissance à Brazzaville, e 17 avril de cette année. Fils de Dominique Kimani Massambat et de Louise Zonzika.
1975-1980 : On l’appellera du nom des filles : Gladys
L’enfant grandit à Ouenzé avec toute sa petite famille : son frère aîné Massambat de Kimani Guy Claude, ses deux sœurs Laure Gertrude Kimani, et Flore Nadège Kimani. Son frère cadet, Astar Bahouidi Kimani ainsi que sa sœur cadette, Rita Bed-Estelle Kimani verront respectivement le jour en 1997 et 1979 à Ouenzé. Ainsi, la petite famille est déjà composée de six enfants. A cela, il faut ajouter les sœurs et frères de sa mère qui partagent leur toit.
1980 – 1986 : Le pionnier est un militant conscient…Le pionnier respecte la nature… Le pionnier est économe, discipliné et travailleur… Le pionnier…
La famille grandissant, la maison devient de plus ne plus moins spacieuse pour abriter une famille de plus en plus nombreuse. Ainsi, la famille déménage à Mfilou où le couple vient de construire une maison beaucoup plus grande et plus moderne. A l’époque, Mfilou est encore un District somme toute sinistré : pas de branchements d’eau, pas d’électricité non plus, les quartiers sont moins peuplés, etc. Cependant, c’est tout près de sa maison que le petit garçon commence ses études primaires, à l’École Mayindou. Il n’oubliera jamais son enseignant de l’époque, Monsieur Biniakounou Daniel. En 1981 naît celui que très tôt on a nommé à tord, le dernier né : mwana nsuka : Kevin Matondo Kimani. Et juste deux ans plus tard, le couple accomplit sa mission de peupler la terre en mettant au monde une autre fille, Domise Bandakassa Kimani, qui malheureusement mourra très tôt. La mort de Domise constitue une blessure grande dans la vie du jeune poète qui l’amènera à affirmer plus tard qu’il n’y a de poésie que là où il y a blessure.
1986-1990 : Un collégien extraverti…
Les années passent, et la vie continue son bonhomme de chemin. Le jeune garçon est devenu grand, il est au collège Stade de la révolution, puis la Fraternité où il obtient son Brevet d’Étude Moyenne et Générale (B.E.M.G.). A cette époque, ses amis sont : Makanga Satirvi, Batecka Mampassi Maryse, Nguedi Christian, Vivien Loutangou, Govo, Ulrich Goma, etc. L’année 1986 est aussi marquée par la naissance de Christian Kimani.
1991-1993 : Je regrette déjà mes années de lycée…
Le jeune romancier est au lycée. Il y fait la connaissance de Boungou Gimmitri Cyriaque, son collègue de classe qui le marquera fortement par sa force créative et son intuition. Boungou écrit des poèmes, des pièces de théâtre, de nouvelles, etc. En classe, il est nommé délégué et se distingue nettement par son intelligence. A son contact, Bakala Kimani apprend beaucoup. Et déjà ensemble ils prévoient d’écrire un roman qui ne verra jamais le jour, car son ami disparaît en 1993. Sa disparition tragique et mystérieuse trouble plus encore son esprit déjà fragilisé et blessé par les conflits violents qui secouent le pays et qui vont le contraindre à fuir Brazzaville pour trouver refuge à Kinkala où il obtiendra son baccaulauréat. Le petit piment, comme on l’appellera, marque ses pas en amour en se liant d’amitié avec Nana de qui il aura du mal à se séparer. C’est à Kinkala que le jeune auteur découvre son talent d’écrivain : il écrit des poèmes, publie des articles, parle beaucoup (ses compagnons l’appelaient le Rossignol) et ses interventions en classe ne laissent personne indifférent. Il y fait la connaissance de Lyna Badila Ngangoula à qui il se confiera beaucoup ; de Elite Manté Mylla avec qui il entretient une très grande amitié, elle sera la première lectrice de ses poèmes. Herman Nzo-Badila et Blaise Armel Ndoudi entrent dans sa vie et deviennent ses compagnons de toujours. Ensemble, ils forment un groupe de travail où ils discutent sur les questions de cours, sur la poésie, dans lequel Herman Nzo-Badila, dit l’Immortel, se distingue très loin des autres membres du groupe qui étaient aussi, presque toutes et tous, poètes en chantier. Tous obtiennent leur Baccaulauréat et le groupe descend à Brazzaville.
1994-1998 : La croix est devant moi… je ne peux plus jamais reculer…
« Qui met la main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas digne de moi » chantait-on à l’époque à Ndundzi Mpungu, l’église que fréquente le jeune poète ainsi que toute sa famille, ses amis et connaissance. De fait, toute sa vie tournera autour de cette église : ses amis, ses amours, ses copains et copines, ses frères et sœurs, ils les trouveront à l’église ou grâce à l’église. Éduqué dans cette ambiance de foi et d’amour pour l’église, il s’engage dans la vie religieuse sans avoir la moindre idée qu’un jour, il sera jugé indigne pour avoir regardé en arrière après avoir mis sa main à la charrue.
C’est à Kinshasa, chez les Missionnaires du Sacré-Cœur qu’il commence sa formation religieuse. Il est enseignant dans un lycée de la place, le Lycée Notre Dame de Kimwenza. Puis, il commence ses études de Philosophie qui terminera avec un mémoire sur Annah Arendt (De l’Impérialisme à la mondialisation : Analyse critique de la philosophie politique d’Annah Arendt, Faculté S.P. Canisius, Kinshasa, 1998). Dans ce monde des gens en soutane, aux pensées peu ordinaires et aux actions fort salutaires, le poète devient vraiment Poète. Il produit à profusion : Articles de revue, poèmes, nouvelles, lettres, etc. Il laisse ses empruntes à Kimwenza avec la publication très bien accueillie par le public, d’une nouvelle intitulée : « La maîtresse des novices a tué sa novice » qui fera de lui un petit loup blanc à Kimwenza, aussi bien dans le monde religieux que non religieux. Il fonde le Bulletin « Horizons Chevalier » en compagnie de ses confrères Xavier Bienvenu Mbemba, son compatriote, Jean-Claude, Doudou Mingui, etc.
1998 – 1999 : Mais on appelle Sion ma mère, car chez elle tout homme est né : Grand Batanga –Kribi.
A Grand Batanga, le jeune est cloîtré entre les quatre murs du noviciat : pas de nouvelles de l’extérieur, pas d’argent, pas de f… C’est l’année d’épreuve dirait-on. Mais comme toute ville littoral, chacun était accueilli à Batanga à pieds ouverts. Et le jeune novice qui croyait avoir abandonné ces choses pour la plus grande gloire de Dieu… se rend de plus en plus à l’évidence de son humanité. Son noviciat lui permettra de découvrir le sens de l’Église, le sens de l’engagement religieux, la nécessité de toujours avoir l’intention de faire du bien, le combat entre le bien et le mal. Ses compagnons du noviciat l’encouragent en ce sens, lui dont l’esprit rebelle n’était méconnu de personne. Il y est avec Tharcisse Bolimo, Dieudonné Kenda, Gaston Apikita, Joseph Beboula. Il est très impressionné par l’intelligence et la fragile humanité de leur père-maître ainsi que la dynamique désinvolture de son socius. Ils émettent leurs vœux en septembre 1999 à Grand Batanga dans une ambiance « enchristée ».
1999-2003 : Ce que nous sommes ne paraît pas encore clairement… Mais il y avait parmi eux des romains…
« Nous avons choisi la voie la plus susceptible de nous perdre ». Mais le chemin une fois tracé, il faut le suivre, disait Saint-Exupéry. Il était devant lui le chemin, et il le suivit. Le jeune garçon, avec ses 25 ans d’âge, est devenu plus mature, plus sûr de lui-même. Il marche sur le chemin qui avait été tracé devant lui et pour lui : ce chemin c’est l’écriture. Il écrit. Écrit. Écrit encore. Il commence ses études de théologie en ayant achevé deux manuscrits : un sur La vie et les pensées du Père Jules Chevalier ; et l’autre sur : Marie dans la vie du Père Jules Chevalier. Il publie des articles dans la Revue de Théologie Aube Nouvelle qu’il dirigera durant deux ans. Il fait des recherches sur Sony Labou Tansi et achève le manuscrit sur Les pensées de Sony Labou Tansi. Il ne cesse d’écrire. Ses poèmes sont de plus en plus intéressants. La publication de sa méditation sur L’Infatigable Papillon ou le désir de l’Infini lui vaut des éloges de tous les côtés, un père espagnol Piariste voit en lui un bon poète. Il compose des chants à l’honneur de Marie, encadre le groupe de la Fraternité Notre Dame du Sacré-Cœur, participe aux conférences, etc.
Au mois de Mai 2001, une triste nouvelle secoue la vie du poète : le décès de son père de suite d’une longue maladie. Il ne participera pas aux obsèques de son père selon les normes de la congrégation applicables aux religieux africains. Ses relations avec ses supérieurs sont tendues, tout est sombre et opaque autour lui. Il décide alors de mettre fin à l’expérience religieuse comme Missionnaire du Sacré-Cœur. Il s’inscrit à l’Université Catholique de Yaoundé pour achever ses études de théologie. Cependant, il ne les achèvera pas car très tôt il s’envole pour l’Espagne.
2003-2006 : Nous étions gens de nuit… Nous eûmes le destin que nous eûmes congénitalement… Et moi j’oublie d’être nègre pour pardonner… Je ne verrai plus mon sang sur leurs mains. C’est juré (Tchicaya U’Tamsi)
En Espagne, celui qui avant paraissait avoir un nom et une histoire, passe inaperçu dans l’anonymat complet. On l’appelle immigré, sans papier, étranger, noir… Il perd son nom. Il perd son visage. Il perd son histoire. Il est étiqueté : « inmigrante ». La première de chose, il s’inscrit à la Faculté de théologie San Damaso pour achever ses études de théologie grâce à l’appui du père Jesús Fernandez, de Celia, de Pilar, etc. A la fin de ses études de théologie il se retire au pais vasco en compagnie de sa fiancée. Ils y montent une petite entreprise pour leur survit et dispensent, ensemble, des cours de français. Ils ne cessent d’écrire. Après s’être assuré une certaine stabilité, ils décident de changer de ville pour des raisons personnelles.
2006-2008 : Le Temps des Fils et Filles
Le Temps de Fils et Filles c’est le Temps de l’action. Le Temps de vivre et de mourir pour ce que l’on croit, ce que l’on porte en soi, ce qui nous fait vivre, respirer, crier, etc. Après une brève formation à l’École des Médiateurs sociaux de Madrid, il est employé pour travailler comme Médiateur Social et Interculturel, Médiateur Communautaire, dans un district de la Commune de Madrid. Avec sa fiancée, ils se consacrent à la Traduction et à l’enseignement des cours de Français.
Il publie son roman sur les attentats du 11 Mars 2004 à Madrid et prépare d’autres ouvrages…
Naissance à Brazzaville, e 17 avril de cette année. Fils de Dominique Kimani Massambat et de Louise Zonzika.
1975-1980 : On l’appellera du nom des filles : Gladys
L’enfant grandit à Ouenzé avec toute sa petite famille : son frère aîné Massambat de Kimani Guy Claude, ses deux sœurs Laure Gertrude Kimani, et Flore Nadège Kimani. Son frère cadet, Astar Bahouidi Kimani ainsi que sa sœur cadette, Rita Bed-Estelle Kimani verront respectivement le jour en 1997 et 1979 à Ouenzé. Ainsi, la petite famille est déjà composée de six enfants. A cela, il faut ajouter les sœurs et frères de sa mère qui partagent leur toit.
1980 – 1986 : Le pionnier est un militant conscient…Le pionnier respecte la nature… Le pionnier est économe, discipliné et travailleur… Le pionnier…
La famille grandissant, la maison devient de plus ne plus moins spacieuse pour abriter une famille de plus en plus nombreuse. Ainsi, la famille déménage à Mfilou où le couple vient de construire une maison beaucoup plus grande et plus moderne. A l’époque, Mfilou est encore un District somme toute sinistré : pas de branchements d’eau, pas d’électricité non plus, les quartiers sont moins peuplés, etc. Cependant, c’est tout près de sa maison que le petit garçon commence ses études primaires, à l’École Mayindou. Il n’oubliera jamais son enseignant de l’époque, Monsieur Biniakounou Daniel. En 1981 naît celui que très tôt on a nommé à tord, le dernier né : mwana nsuka : Kevin Matondo Kimani. Et juste deux ans plus tard, le couple accomplit sa mission de peupler la terre en mettant au monde une autre fille, Domise Bandakassa Kimani, qui malheureusement mourra très tôt. La mort de Domise constitue une blessure grande dans la vie du jeune poète qui l’amènera à affirmer plus tard qu’il n’y a de poésie que là où il y a blessure.
1986-1990 : Un collégien extraverti…
Les années passent, et la vie continue son bonhomme de chemin. Le jeune garçon est devenu grand, il est au collège Stade de la révolution, puis la Fraternité où il obtient son Brevet d’Étude Moyenne et Générale (B.E.M.G.). A cette époque, ses amis sont : Makanga Satirvi, Batecka Mampassi Maryse, Nguedi Christian, Vivien Loutangou, Govo, Ulrich Goma, etc. L’année 1986 est aussi marquée par la naissance de Christian Kimani.
1991-1993 : Je regrette déjà mes années de lycée…
Le jeune romancier est au lycée. Il y fait la connaissance de Boungou Gimmitri Cyriaque, son collègue de classe qui le marquera fortement par sa force créative et son intuition. Boungou écrit des poèmes, des pièces de théâtre, de nouvelles, etc. En classe, il est nommé délégué et se distingue nettement par son intelligence. A son contact, Bakala Kimani apprend beaucoup. Et déjà ensemble ils prévoient d’écrire un roman qui ne verra jamais le jour, car son ami disparaît en 1993. Sa disparition tragique et mystérieuse trouble plus encore son esprit déjà fragilisé et blessé par les conflits violents qui secouent le pays et qui vont le contraindre à fuir Brazzaville pour trouver refuge à Kinkala où il obtiendra son baccaulauréat. Le petit piment, comme on l’appellera, marque ses pas en amour en se liant d’amitié avec Nana de qui il aura du mal à se séparer. C’est à Kinkala que le jeune auteur découvre son talent d’écrivain : il écrit des poèmes, publie des articles, parle beaucoup (ses compagnons l’appelaient le Rossignol) et ses interventions en classe ne laissent personne indifférent. Il y fait la connaissance de Lyna Badila Ngangoula à qui il se confiera beaucoup ; de Elite Manté Mylla avec qui il entretient une très grande amitié, elle sera la première lectrice de ses poèmes. Herman Nzo-Badila et Blaise Armel Ndoudi entrent dans sa vie et deviennent ses compagnons de toujours. Ensemble, ils forment un groupe de travail où ils discutent sur les questions de cours, sur la poésie, dans lequel Herman Nzo-Badila, dit l’Immortel, se distingue très loin des autres membres du groupe qui étaient aussi, presque toutes et tous, poètes en chantier. Tous obtiennent leur Baccaulauréat et le groupe descend à Brazzaville.
1994-1998 : La croix est devant moi… je ne peux plus jamais reculer…
« Qui met la main à la charrue et regarde en arrière, n’est pas digne de moi » chantait-on à l’époque à Ndundzi Mpungu, l’église que fréquente le jeune poète ainsi que toute sa famille, ses amis et connaissance. De fait, toute sa vie tournera autour de cette église : ses amis, ses amours, ses copains et copines, ses frères et sœurs, ils les trouveront à l’église ou grâce à l’église. Éduqué dans cette ambiance de foi et d’amour pour l’église, il s’engage dans la vie religieuse sans avoir la moindre idée qu’un jour, il sera jugé indigne pour avoir regardé en arrière après avoir mis sa main à la charrue.
C’est à Kinshasa, chez les Missionnaires du Sacré-Cœur qu’il commence sa formation religieuse. Il est enseignant dans un lycée de la place, le Lycée Notre Dame de Kimwenza. Puis, il commence ses études de Philosophie qui terminera avec un mémoire sur Annah Arendt (De l’Impérialisme à la mondialisation : Analyse critique de la philosophie politique d’Annah Arendt, Faculté S.P. Canisius, Kinshasa, 1998). Dans ce monde des gens en soutane, aux pensées peu ordinaires et aux actions fort salutaires, le poète devient vraiment Poète. Il produit à profusion : Articles de revue, poèmes, nouvelles, lettres, etc. Il laisse ses empruntes à Kimwenza avec la publication très bien accueillie par le public, d’une nouvelle intitulée : « La maîtresse des novices a tué sa novice » qui fera de lui un petit loup blanc à Kimwenza, aussi bien dans le monde religieux que non religieux. Il fonde le Bulletin « Horizons Chevalier » en compagnie de ses confrères Xavier Bienvenu Mbemba, son compatriote, Jean-Claude, Doudou Mingui, etc.
1998 – 1999 : Mais on appelle Sion ma mère, car chez elle tout homme est né : Grand Batanga –Kribi.
A Grand Batanga, le jeune est cloîtré entre les quatre murs du noviciat : pas de nouvelles de l’extérieur, pas d’argent, pas de f… C’est l’année d’épreuve dirait-on. Mais comme toute ville littoral, chacun était accueilli à Batanga à pieds ouverts. Et le jeune novice qui croyait avoir abandonné ces choses pour la plus grande gloire de Dieu… se rend de plus en plus à l’évidence de son humanité. Son noviciat lui permettra de découvrir le sens de l’Église, le sens de l’engagement religieux, la nécessité de toujours avoir l’intention de faire du bien, le combat entre le bien et le mal. Ses compagnons du noviciat l’encouragent en ce sens, lui dont l’esprit rebelle n’était méconnu de personne. Il y est avec Tharcisse Bolimo, Dieudonné Kenda, Gaston Apikita, Joseph Beboula. Il est très impressionné par l’intelligence et la fragile humanité de leur père-maître ainsi que la dynamique désinvolture de son socius. Ils émettent leurs vœux en septembre 1999 à Grand Batanga dans une ambiance « enchristée ».
1999-2003 : Ce que nous sommes ne paraît pas encore clairement… Mais il y avait parmi eux des romains…
« Nous avons choisi la voie la plus susceptible de nous perdre ». Mais le chemin une fois tracé, il faut le suivre, disait Saint-Exupéry. Il était devant lui le chemin, et il le suivit. Le jeune garçon, avec ses 25 ans d’âge, est devenu plus mature, plus sûr de lui-même. Il marche sur le chemin qui avait été tracé devant lui et pour lui : ce chemin c’est l’écriture. Il écrit. Écrit. Écrit encore. Il commence ses études de théologie en ayant achevé deux manuscrits : un sur La vie et les pensées du Père Jules Chevalier ; et l’autre sur : Marie dans la vie du Père Jules Chevalier. Il publie des articles dans la Revue de Théologie Aube Nouvelle qu’il dirigera durant deux ans. Il fait des recherches sur Sony Labou Tansi et achève le manuscrit sur Les pensées de Sony Labou Tansi. Il ne cesse d’écrire. Ses poèmes sont de plus en plus intéressants. La publication de sa méditation sur L’Infatigable Papillon ou le désir de l’Infini lui vaut des éloges de tous les côtés, un père espagnol Piariste voit en lui un bon poète. Il compose des chants à l’honneur de Marie, encadre le groupe de la Fraternité Notre Dame du Sacré-Cœur, participe aux conférences, etc.
Au mois de Mai 2001, une triste nouvelle secoue la vie du poète : le décès de son père de suite d’une longue maladie. Il ne participera pas aux obsèques de son père selon les normes de la congrégation applicables aux religieux africains. Ses relations avec ses supérieurs sont tendues, tout est sombre et opaque autour lui. Il décide alors de mettre fin à l’expérience religieuse comme Missionnaire du Sacré-Cœur. Il s’inscrit à l’Université Catholique de Yaoundé pour achever ses études de théologie. Cependant, il ne les achèvera pas car très tôt il s’envole pour l’Espagne.
2003-2006 : Nous étions gens de nuit… Nous eûmes le destin que nous eûmes congénitalement… Et moi j’oublie d’être nègre pour pardonner… Je ne verrai plus mon sang sur leurs mains. C’est juré (Tchicaya U’Tamsi)
En Espagne, celui qui avant paraissait avoir un nom et une histoire, passe inaperçu dans l’anonymat complet. On l’appelle immigré, sans papier, étranger, noir… Il perd son nom. Il perd son visage. Il perd son histoire. Il est étiqueté : « inmigrante ». La première de chose, il s’inscrit à la Faculté de théologie San Damaso pour achever ses études de théologie grâce à l’appui du père Jesús Fernandez, de Celia, de Pilar, etc. A la fin de ses études de théologie il se retire au pais vasco en compagnie de sa fiancée. Ils y montent une petite entreprise pour leur survit et dispensent, ensemble, des cours de français. Ils ne cessent d’écrire. Après s’être assuré une certaine stabilité, ils décident de changer de ville pour des raisons personnelles.
2006-2008 : Le Temps des Fils et Filles
Le Temps de Fils et Filles c’est le Temps de l’action. Le Temps de vivre et de mourir pour ce que l’on croit, ce que l’on porte en soi, ce qui nous fait vivre, respirer, crier, etc. Après une brève formation à l’École des Médiateurs sociaux de Madrid, il est employé pour travailler comme Médiateur Social et Interculturel, Médiateur Communautaire, dans un district de la Commune de Madrid. Avec sa fiancée, ils se consacrent à la Traduction et à l’enseignement des cours de Français.
Il publie son roman sur les attentats du 11 Mars 2004 à Madrid et prépare d’autres ouvrages…