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¡ Contrato de integración a los... Cosladeños!
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UN PEU DE TIERS MONDE EN PLEIN COEUR D’ESPAGNE
« Les shérifs des temps modernes, ne sont pas qu’en Afrique… »
Ginés Jiménez Buendía, 52 ans, licencié en journalisme et père de deux enfants était jusqu'à une date très récente le chef de la police local de la ville de Coslada, une ville située dans la zone métropolitaine de Madrid. Le shérif, comme on l’appelait, régnait en maître sur les 12 kilomètres carrés de sa municipalité dont les 81.000 habitants étaient sous sa botte.
Il aura fallu la témérité et la détermination d’une jeune prostituée d’origine roumaine, pour mettre fin a plus de 20 ans de terreur à Coslada. En effet comme d’habitude, le shérif s’était rendu à une des maisons clauses de la ville, avait choisi une victime, avait assouvi ses instincts charnels, avait refermé sa braguette et s’en était allé sans demander son reste. Il était sur son territoire, il était le maître incontesté. A la question de savoir pourquoi ce client se croyait différent et ne payait pas sa note comme tous les autres, la jeune Véronique, la prostituée, s’était vue répondre qu’elle venait de traiter en personne avec l’autorité suprême de Coslada, Ginés Jiménez, le shérif de la police local.
Durant quelques instants on aurait cru avoir à faire à Alec Baldwin dans « Malice ». En fait, Ginés Jiménez avait plutôt l’air du commissaire de police d’un « pays-jungle », d’une république bananière, du chef traditionnel bantu dans sa cour ou encore du chef d’Etat-monarque d’une république bananière. Les faits parlent d’eux mêmes. Peu après que Véronique, accompagnée d’une des ses collègues, ait décidé de déposer une plainte, malgré et contre tout, dans un district où le shérif était complètement incompétent, un peu de lumière est entré à Coslada. Les langues se sont déliés et les gérants de bars, de restaurants, les passants ont informé la presse de l’état de phobie constante qui était la leur. Le shérif suivi de ses hommes, entrait dans un bar, déposait son arme sur la table buvait et s’en allait sans rien payé, le scénario se répétait dans la plupart des commerces du coin.

En plus de cela, les gérants devaient lui payer régulièrement un « impôt » pour continuer d’exercer librement, faute de quoi ils étaient contraints de fermer. De nombreux témoignages de citoyens et policiers affectés reflétaient la peur. Quelques uns insistèrent pour garder l’anonymat par crainte des représailles. Le plus étrange est qu’au sein du commissariat, les « bons » qui ne voulaient pas se plier aux ordres du shérif étaient discriminés et maltraités au point de solliciter une mutation qui n’arrivait pas toujours. Les témoignages les plus douloureux étaient ceux des familles qui avaient dû fermer leurs boutiques pour cause de « mésentente » avec le shérif et dont les plaintes n’avaient jamais abouti. Le panorama à Coslada a été durant des décennies on ne peut plus chaotique.
Fort heureusement l’arrestation et la détention de Ginés Jimenez et de ses complices au début de ce mois, a permis de trouver un certain nombre de pièces à convictions, notamment une lettre dans laquelle il exprimait la nécessité de faire pression sur un entrepreneur récalcitrant, la somme de 20.000 euros en espèces à son domicile, et des « cestas de navidad » (Paniers de cadeaux généralement offerts a Noël en Espagne) . En outre un des 25 détenus a reconnu dès les premiers interrogatoires que le shérif le terrorisait depuis l’age de 15 ans.
Alors on ne peut s’empêcher de se poser un certain nombre de questions : Jusqu’où remontera cette chaîne d’arrestation ? Comment expliquer le silence de la mairie ? Ce scénario n’est il pas l’apanage des pays dits pauvres ? Comment peut on mater ainsi une population alphabétisée en Europe en plein XXIe siècle? Ces interrogations et bien d’autres nous rappellent que le tiers monde n’est pas historiquement daté ni géographiquement situé. Le sous-développement est avant tout un état d’esprit, une manière d’appréhender le monde. Cette histoire invraisemblable, la passivité de la population victime, devrait réveiller les esprits voilés par les préjugés quant à l’analyse et l’interprétation des phénomènes sociaux qui se produisent ici et ailleurs. Aucun territoire, aucune population ne détient le monopole du respect de la démocratie qui reste une conquête permanente pour toutes et tous.
Adèle Mama
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UN CHEMIN DE CROIX PAS COMME LES AUTRES
Pour sortir de l'ennui qui commençait à m'envahir, j'ai appelé à la paroisse San Antonio de mon village pour m'enquérir de l'heure de notre procession. Ça tombait juste: 20h00. J'avais une heure devant moi pour me préparer. Sans tarder, je me suis débarbouillé (Depuis le matin je n'étais pas sorti de la maison!) et j'ai accouru à la procession.


Il y avait une foule immense. Et moi qui croyais que les gens de ce continent n'avaient plus de foi en Dieu, j'étais dans l'étonnement complet. Je me suis approché de l'Église et là j'ai vu un tas de choses qui pouvaient me faire penser à tout sauf au chemin de croix comme nous le vivons chez nous en Afrique centrale.
Des grosses croix dans les rues


Kun Klux Klan
En voyant ce grand défilé qui ressemblait en grande partie au défilé en l'honneur des dictateurs en Afrique, je me suis demandé : qu'est-ce que tout ce folklore a-t-il de chrétien? Comment croire que ces gens qui étaient habillés avec des capuchons blancs comme des membres de Kun Klux Klan, faisaient leur chemin de croix comme le font les gens de chez nous?


Leurs coeurs sont loin de Dieu
En vérité en vérité je vous le dis, en voyant cela, j'avais décidé de rebrousser chemin. Cependant, j'ai besoin de vérifier quelque chose : voir apparaitre quelque part le nom de Jésus ou de Dieu. Pour cette raison, je poursuivis la procession jusqu'à son point final. Et vous pouvez imaginez ma déception : ni le nom de Jésus, ni un Ave Maria, ni un Pater Noster n'a été prononcé par personne. Alors là j'ai pensé aux paroles du prophète et je les ai appliquées à ce que je voyais : "Ce peuple ne m'honore ni de lèvres, ni d'esprit, donc son coeur est très très très loin de moi"
Voici venir le Temps des Fils!
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